Dégradation des échanges & démotivation, quelles solutions ?

ÉVITER LA DÉGRADATION DES ÉCHANGES ET DES RELATIONS

Soumis aux flux incessants d’informations, on accorde de moins en moins de temps aux relations informelles. Les rapports humains sont cantonnés aux réunions. Les échanges se déshumanisent, la qualité des relations managériales souffre alors de cette rapidité imposée, mais pas toujours nécessaire.

Le digital amène une communication plus sèche et plus réactive, les mails deviennent plus facilement violents, laissant émerger des implicites potentiellement ravageurs.

Quelle envie de manager peut-on avoir avec cette vision du tableau ?

Sherry Turkle, professeur au MIT (Massachusetts Institute of Technology), démontre dans son ouvrage « Alone together » que le digital, bien qu’il nous permette d’intégrer des communautés d’amis virtuels sans les avoir rencontrés, favorise la dégradation des relations humaines. Les études du MIT ont ainsi montré que l’empathie – notre capacité à se mettre à la place de l’autre – a diminué de 40 % chez les collégiens « digital natives » par rapport à ceux des générations précédentes. »

Or l’empathie est aujourd’hui considérée comme une des soft-skills – les fameuses qualités humaines – importantes et recherchées chez les managers, notamment pour contrebalancer le manque de chaleur des échanges. Le numérique nous rapproche et nous isole, augmentant le vrai besoin de proximité. Manager dans cet environnement devient un véritable enjeu, mais aussi une vraie difficulté.

 

FAIRE FACE À LA DÉCROISSANCE ET À LA DÉMOTIVATION

 

La crise qui sévit depuis plusieurs années dans le monde occidental a renforcé la pression sur les entreprises. Il leur devient de plus en plus difficile de construire et de maintenir des avantages compétitifs durables. La maîtrise des technologies ou des coûts n’est plus suffisante pour obtenir un réel avantage sur ses concurrents. C’est aujourd’hui l’humain qui fait durablement la différence.

Or, les modèles tayloriens qui récompensaient les collaborateurs avec des augmentations ne sont plus adaptés aux croissances minimalistes des entreprises. L’absence de leviers de rémunérations efficaces amène donc les entreprises à repenser leur modèle de motivation. La rationalisation des organisations a également cassé des collaborations fructueuses, cloisonnant les services, complexifiant les échanges entre les collaborateurs.

 

Manager est devenu un sport de haut niveau, où l’on doit faire toujours mieux en matière de motivation, avec de moins en moins de moyens !

 

Les études Gallup, qui analysent depuis des années le taux d’engagement des salariés au travail, ont estimé celui des Français à 9 % (11 % au niveau mondial), ce qui donne 91 % de salariés désengagés (dont 26 % « activement » désengagés). Une opportunité́, certes, que ce potentiel de salariés en attente de support et qui ne demandent certainement qu’à se remotiver!

Mais que faire pour remotiver ces managers et collaborateurs en manque d’énergie et en manque d’envie ?

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