Le digital, quatrième révolution industrielle ou culturelle ?

L’histoire retient trois révolutions industrielles. La première apparaît à la fin du XVIIIe siècle au Royaume-Uni, la deuxième à la fin du XIXe siècle aux États-Unis et en Allemagne, et la troisième à la fin du XXe siècle aux États-Unis et au Japon.

Sommes-nous à l’aube d’une quatrième révolution industrielle ?

Depuis 1970, chaque année, les hommes les plus puissants de la planète se rencontrent à Davos. 2 500 décideurs politiques et économiques de 140 pays se retrouvent dans cette chic station de sports d’hiver suisse pour parler du monde et de son avenir.

En janvier 2016, le thème du Forum de Davos portait sur cette quatrième révolution industrielle.

« The Future of Jobs », rapport présenté à Davos, analysait entre autres l’impact du digital sur la nature du travail de demain, avec trois chiffres clés pour illustrer l’importance du tsunami silencieux que nous sommes en train de vivre:

– Dans la plupart des pays, les emplois experts et les compétences spécifiques n’existaient pas il y a 5 ou 10 ans.

– On prévoit que 65 % des enfants en primaire aujourd’hui travailleront plus tard dans des postes et des métiers qui n’existent pas encore.

– Plus d’un tiers des compétences qui seront demandées en 2020 ne sont pas considérées comme cruciales aujourd’hui. Les compétences sociales et relationnelles (les soft skills), et notamment la capacité à travailler en équipe, dans des communautés (réelles ou virtuelles), seront davantage recherchées que les compétences techniques pointues.

Bien entendu, selon l’entreprise, la posture face au digital diffère. 
Dans les grandes entreprises, une révolution n’est jamais à l’initiative des dirigeants qui la subissent, ou l’initient, sous la contrainte.

De nombreux dirigeants d’entreprise craignent d’ailleurs, avant toute chose, de se faire « uberiser ». C’est-à-dire de disparaître face à de nouveaux entrants plus agiles (qu’on retrouve aussi sous le nom de « barbares ») et qui réinventent les business modèles.

Dans les PME, la proximité et le petit nombre de strates hiérarchiques contribuent à pivoter plus facilement et à faire preuve d’agilité.

Face à cette problématique commune, PME et grandes entreprises traitent (moyens obligent !) la révolution digitale avec des armes différentes. Cependant, un point commun les rassemble. La révolution digitale n’est pas technique mais culturelle. Son succès dépend de l’engagement des managers et de leur envie de contribuer à sa réussite.

 

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