Pourquoi il ne faut surtout pas lire mon dernier bouquin…

Management Game 2 Ethikonsulting

Tout d’abord, parce que le titre de mon article est un mensonge.

Ce livre n’est pas MON livre car je ne l’ai pas écrit seul.

Tout d’abord, sans l’apport de ma co-auteur, Isabelle Rey-Millet (qui n’est pas ma sœur), il n’aurait intéressé qu’une poignée de chercheurs en management.

Ensuite Ludovic Cinquin Directeur Général d’Octo Technology et Bertrand Bailly, Président fondateur de Davidson consulting lui ont fait passer un sacré test de robustesse et de cohérence.

Enfin mon ami Benjamin Guérif, éditeur chez Gallmeister l’a relu et corrigé avec l’œil clinique et froid du professionnel.

Tous ont contribué à le rendre meilleur.

Pour autant, faut-il le lire ? Pas sûr.

Je souhaitais partager avec vous 3 raisons de ne pas le lire.

Premier point : il parle d’un concept has been ; le management … et de gens dépassés ; les managers

Récemment dans une entreprise du CAC 40, on m’expliquait que le mot management renvoyait au début du vingtième siècle, à Taylor, au « control and command » et qu’il ne fallait plus l’utiliser. Bref manager c’est ringard. Ce livre parle malheureusement de management, concept inventé au début du vingtième siècle par des gars du middle-west.

Aujourd’hui le truc hype, c’est être leader.

Ce débat d’experts sur la différence entre leader et manager m’a toujours agacé.

Derrière les mots je vous renvoie à l’étymologie du mot management à savoir Manus : la main qui accompagne en latin. Que vous soyez manager, leader, coach, prof, sergent-chef, j’aime bien la définition de mon ami Stanislas Desjonqueres, dirigeant et expert APM.

La mission d’un manager ?

  • Rendre auteur, c’est-à-dire développer l’autonomie des gens
  •  Faire grandir ses collaborateurs en les rendant davantage compétent

Second point : La révolution digitale n’est que technique. Un point c’est tout.

Si vous considérez que la révolution digitale est avant tout de technique, passez votre chemin et n’achetez pas notre livre.

Si vous pensez que la technologie oblige l’homme à s’adapter, vous avez raison. C’est parce que nous sommes adaptés que l’Homo- Sapiens a gagné la bataille contre l’homme de Neandertal alors que ce dernier était plus grand et plus fort que Sapiens.

Trop souvent « les marchands du temple » informatique nous ont fait croire aux solutions miracles digitales sans avoir clairement étudier la valeur d’usage des milliers de produits mis à disposition annuellement. Télécharger des dizaines d’applis sans savoir à quoi elles vont vous servir ne mène à rien.

Nous avons tous en tête les réussites éclatantes d’Airbnb, d’Uber ou de Tesla mais, en France, 9 start-ups sur 10 mettent la clé sous la porte en moins trois ans. Pourquoi? Parce que les outils proposés, aussi séduisants soient-ils, ne répondent pas à un besoin client.

En ce qui nous concerne, nous pensons que la révolution digitale est culturelle et non pas technique, que les outils ne sont qu’un moyen en aucun cas une fin en soi. Changer de culture consiste à accepter de changer soi-même avant de vouloir faire changer les autres. Pas facile…

Einstein disait qu’il était plus facile de désintégrer un atome que de changer une habitude.

Dans Management Game 2, vous trouverez des dizaines d’histoires de managers, de dirigeants, de leaders, de coachs sportifs, peu importe le terme, qui décident grâce à la technologie de changer leur culture managériale, de jouer davantage collaboratif, d’être davantage empathique, curieux, ouvert ou de manager en mode tribal comme chez Davidson ou Octo.

Troisième point : Faut être un gars sérieux pour diriger

Diriger c’est un métier sérieux on est pas là pour rigoler dans les entreprises. Faudrait pas tout mélanger, la guerre économique est là. La mondialisation peut nous faire disparaître.

Si vous pensez cela, ne lisez surtout pas Management Game 2.

Dans les années 80, le MIT a décidé de créer des « sérious games » pour améliorer l’alphabétisation des enfants en Afrique. C’est vrai qu’accéder à la culture et au savoir, cela fait beaucoup moins sérieux que la guerre économique.

Isabelle et moi croyons qu’être sérieux, austère voir chiant n’a jamais contribué à rendre les gens heureux encore moins à la performance des organisations. Nous avons cherché, en vain, des études confirmant ce propos. A l’inverse des collaborateurs heureux contribuent à la performance globale et inversement.

Dès notre plus jeune âge nous avons appris par le jeu. Pourquoi devrions-nous arrêter d’utiliser ce mode d’apprentissage au sein de nos entreprises ?

Le jeu stimule la créativité, facilite l’échange au sein d’une équipe et rend les gens plus heureux et davantage sympathiques.

Bien entendu pour que cela marche, il faut deux conditions:

  • Que la palette de jeux soit nombreuse et variée sinon la lassitude gagnera les joueurs les plus enthousiastes.
  • Le jeu n’est qu’un moyen pour apprendre pour jouer davantage collectif et être performant. Le jeu sert à progresser et à devenir meilleur.

Dans mon prochain post je partagerai avec vous trois raisons, vous donnant envie de lire Management Game 2.

Si mon article ne vous a pas convaincu, vous pouvez toujours par dépit, acheter notre nouveau bouquin en cliquant sur un des deux liens suivants.

http://amzn.to/2kcRgtU

http://bit.ly/2z19FAt

Ou m’adresser un message d’encouragements à arrêter d’écrire…

Frédéric.

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