Pour ou contre… la prise de risque !

 

Bonjour à tous,

Alors que certains philosophaient la semaine dernière sur le bonheur, nombreux sont ceux qui courent, en ce moment, après un ballon !

Et oui, c’est la coupe du monde de « foutchebaul » et, comme tous les 4 ans, nous vivons, pendant un mois, au coeur d’une (pré) occupation partagée par une moyenne de 800 millions d’individus dans le monde.

 

Nous vous proposons donc aujourd’hui quelques images footballistiques inspirantes, sur un sujet qui est toujours d’actualité pour les managers : le risque et la prise de décision !

 

 

Et oui, tenter de réduire la prise de risque, d’éviter l’échec, de rationaliser toute décision, est bien dans la nature humaine.

Pour autant, le paradoxe est bien là:  l’être humain, « doué de raison », est aussi impulsif, réactif, imprévisible…au point qu’on ne peut pas toujours anticiper ses décisions.

Les recherches, de plus en plus nombreuses dans le domaine des neurosciences, permettent aujourd’hui de savoir que la prise de décision, et donc la prise de risque, relève d’un processus complexe, qui permet à notre cerveau d’utiliser à la fois des données analytiques et logiques, et, des sensations ou intuitions, issues d’éléments stockés et compilés au cours de nos expériences.

Dans son livre « Faire le bon choix », le jeune neuro-scientifique, Jonah Lehrer, décortique ces processus en mettant en avant leur imbrication  : Face à une prise de décision, notre côté rationnel « évalue » et notre côté émotionnel « préfère ». Ainsi, on a constaté que des personnes, souffrant de certaines pathologies les privant d’émotions, étaient incapables de prendre une décision devant un menu ou leur agenda. Elles ne « savaient » pas si elles avaient plus envie de poisson ou de viande ou si elles préféraient un rdv le mardi ou le jeudi !

Nos intuitions, nos tripes, associées au vécu, aux expériences, s’accumulent quelque part dans le cerveau limbique et alimentent un inconscient qui nous fait pencher pour ou contre telle décision, prendre ou non un risque, préférer faire telle ou telle chose.

Dans le dernier chapitre de son livre « Atteindre l’excellence », Robert Greene explique particulièrement bien ce concept réconciliant l’émotion et la raison.
Pour lui, l’intuition n’est qu’une forme de maitrise suprême, acquise grâce à des années d’apprentissage et d’expériences. C’est une forme de pensée hyper accélérée, qui passe par des circuits autonomes et nous permet, par exemple, de prendre la décision de faire un ciseau retourné comme ça, instinctivement  ! ( et de marquer bien sur !!)

Sans émotions, sans intuitions, sans peurs, sans impulsions, nous serions des robots.
Heureusement nous n’en sommes pas. Nous sommes faillibles, nous faisons des erreurs, nous prenons des risques, mais nous apprenons, sans cesse… pour notre plus grand plaisir !!

 

Excellent week-end à tous

 

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